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 Croissance et Developpement au Maroc

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mos
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MessageSujet: Croissance et Developpement au Maroc   Lun 24 Oct 2005, 17:45

Ce Grand Dossier traite de la problematique de la croissance economique et du developpement humain au Maroc , quels sont leurs determinents , comment y arriver par quel moyen et quelles sont les priorités que doit se fixer notre pays pour atteindre ce but tant espéré qui est d'assurer la prosperité pour toute la population marocaine.

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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Lun 24 Oct 2005, 17:49

Loi de finances 2006: solidarité et responsabilité

Le projet de loi de finances pour 2006 est celui de la solidarité, du volontarisme et de la responsabilité, a affirmé le ministre des finances et de la privatisation, M. Fathallah Oualalou.


Le ministre, qui présentait le projet vendredi devant la chambre des représentants, a souligné que l'affectation des crédits a répondu à six orientations principales, qui consistent à défendre l'intégrité territoriale sous la conduite de SM Le Roi, chef suprême et chef de l'Etat-Major général des Forces Armées Royales, à réunir les conditions de la cohésion sociale à travers une stratégie de développement axée sur l'épanouissement de l'élément humain et la réduction du déficit social.

Il s'agit aussi de promouvoir les activités génératrices de revenus, d'améliorer les conditions de vie des citoyens et de les faire bénéficier des prestations de base dans le cadre de la nouvelle dynamique enclenchée par l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), a dit le ministre.

L'affectation des crédits a aussi pris en considération le souci de renforcer et de poursuivre, avec fermeté et engagement, le processus d'assainissement, de redressement et de réformes pour palier toute forme de gaspillage qui hypothèque le rendement du secteur public.

L'objectif étant de moderniser et de rationaliser la gestion de ce secteur, de promouvoir les programmes de modernisation institutionnelle en renforçant la confiance en la justice et sa capacité à rassurer les milieux économiques et financiers et de perfectionner le processus de réformes administratives pour mettre en valeur le rôle des autorités publiques dans l'accompagnement de la stratégie des initiatives privées et des réformes économiques et sociales.

C'est dans ce même cadre, a poursuivi le ministre, qu'il convient aussi de situer l'intérêt qui sera accordé à la réalisation des équipements structurant l'espace territorial, à l'aménagement des différentes régions du Royaume pour garantir un développement équilibré et au suivi des besoins exprimés par les secteurs productifs en veillant à l'actualisation des politiques sectorielles compte tenu des exigences qui découlent de la bataille de la compétitivité et de la mondialisation.

MAP le 21/10/2005

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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Lun 24 Oct 2005, 17:53

L'Etat centre son action sur la clarification du cadre institutionnel


Le ministre des Finances et de la Privatisation, M. Fathallah Oualalou a indiqué que pour développer l'action économique fondée sur la libre initiative et l'entreprise citoyenne, l'Etat oeuvre à clarifier le cadre institutionnel de cette action et veille à l'élaboration de stratégies sectorielles permettant d'orienter l'initiative et de renforcer les mécanismes de financement.



Présentant, vendredi le projet de loi de finances pour l'année 2006 devant la chambre des représentants, M. Oualalou a souligné qu'eu égard au rôle du secteur privé dans la prise d'initiatives pour l'investissement productif et le renforcement du tissu économique du pays, l'Etat se charge de l'adoption des mesures et de la réalisation de projets qui constituent une plate-forme pour la consolidation de la culture économique allant de pair avec l'efficacité de l'action économique basée sur la libre initiative et le développement de l'entreprise citoyenne.

Sur le plan institutionnel, outre les acquis résultant du processus d'actualisation du cadre législatif et réglementaire de l'activité économique, des efforts ont été déployés en vue d'accompagner l'étape de montage des projets d'investissement, à travers la création de la commission nationale des investissements et des centres régionaux d'investissement, a-t-il dit.

Dans le but d'expliquer la vision aux porteurs de projets, le pays a enregistré une avancée notable se résumant dans l'adoption d'approches instituant des politiques sectorielles partant des ressources et des atouts du Royaume pour mener la bataille de la compétitivité et faire face aux défis de l'ouverture et du partenariat à la lumière des mutations de l'économie mondiale.

Outre les mesures prises en vue d'inciter à la mise à niveau de l'industrie, a ajouté le ministre, l'élaboration d'une nouvelle stratégie industrielle constitue un autre jalon d'accompagnement de l'évolution de l'entreprise industrielle à travers sa préparation à faire face à la compétitivité, indiquant que ce type d'accompagnement va permettre au secteur du textile-habillement à "supporter la force du choc étranger résultant de l'invasion asiatique" des marchés traditionnels du Maroc.

Pour atteindre cet objectif, des accords ont été signés pour la mise à niveau de l'entreprise dans le cadre de la signature d'un plan de démarrage du secteur du textile, a-t-il dit, ajoutant que cette nouvelle orientation signifie la révision des mécanismes de mise à niveau en vigueur et leur insertion dans le cadre d'un seul mécanisme visant à lier le financement à la restructuration financière en vue d'une utilisation efficiente des moyens mis à la disposition des entreprises.

Concernant l'artisanat, le ministre a indiqué que ce secteur va connaître la finalisation du plan d'action pour la promotion et le développement comme plate-forme à une stratégie globale. S'agissant du secteur agricole, M. Oualalou a fait remarquer que ce secteur est appelé à mettre en place une nouvelle stratégie destinée à faire face aux défis qui se posent notamment en matière de rendement, de grands besoins alimentaires et de développement rural.

Il a souligné que l'accès obligé à la réalisation de cette stratégie est celui de l'ouverture d'un processus de renouveau dans les méthodes d'exploitation et de production, et a affirmé l'existence d'une volonté gouvernementale d'élaborer une stratégie de refonte de l'appareil productif dans les secteurs de l'Agriculture, de l'élevage et des mécanismes de financement des activités agricoles par le Crédit Agricole.

Concernant le développement des mécanismes de financement, M.Oualalou a affirmé l'engagement du gouvernement à assurer les besoins en financements des entreprises généralement à des conditions préférentielles, tout en tenant compte des spécificités de chaque secteur et des contraintes économiques conjoncturelles.

Cet effort, a-t-il indiqué, procède de l'engagement évident de l'Etat à faire face aux questions d'immunisation du secteur banquier et monétaire et à introduire des réformes dont les résultats se traduisent aujourd'hui par la promotion de l'esprit de compétitivité entre les banques et les sociétés de financement d'une part, et par la mise en place de mécanismes pourvoyeurs ou garants de moyens financiers.

C'est à ce niveau, a poursuivi le ministre, que l'Etat a contribué à la création du Fonds de restructuration des entreprises qui souffrent du fardeau de l'endettement, à l'extension des moyens et des opportunités qu'offre le Fonds de mise à niveau, à la mise en place d'un mécanisme de capital-risque, à la prise en charge publique du financement des frais d'équipement à travers les contributions du Fonds Hassan II et du Fonds d'investissement, à la mobilisation du patrimoine immobilier public au profit de projets d'investissement agricole, industriel, touristique et d'habitat.


MAP le 21/10/2005

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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Lun 24 Oct 2005, 17:56

Le gouvernement table sur un taux de croissance de 5,4% en 2006



Le budget pour l'année 2006, qui se fixe pour objectif une croissance économique de 5,4 %, veille à la consolidation des équilibres macro-économiques et met l'accent sur l'investissement public, qui marquera une augmentation de 14,6 %



Lors de la siganture du plan emergence pour le secteur du tectile-habillement, le Premier ministre a saisi cette opportunité pour mettre l'accent sur la forte connotation sociale du projet de budget pour l'année 2006, précisant que ce projet respecte les engagements pris dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et permet la poursuite de la réalisation des différents chantiers sociaux, notamment la mise en oeuvre de l'Assurance maladie obligatoire (AMO) et du régime d'assistance médicale (RAMED, la promotion du logement social, l'amélioration des performances du système éducatif et de la formation professionnelle et le parachèvement des programmes d'équipement et de désenclavement destinés au milieu rural.

D'autre part, M. Jettou a relevé le caractère volontariste du projet de budget pour l'année 2006, qui se fixe pour objectif une croissance économique de 5,4 %, veille à la consolidation des équilibres macro-économiques et met l'accent sur l'investissement public, qui marquera une augmentation de 14,6 % passant de 75 milliards de dirhams en 2005 à 86 milliards de dirhams en 2006.

MAP le 18/10/2005

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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Lun 24 Oct 2005, 17:58

Les grands axes de la Loi de Finances 2006

Le projet de loi de finances 2006 prévoit un taux de croissance économique de 5,4 % et un taux d'inflation de 2 %, sur la base d'un baril du pétrole à 60 dollars et d'un taux de change de 9 dirhams pour un dollar américain, a indiqué Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation.



M. Oualalou, qui présentait vendredi le projet de loi de finances 2006 devant la chambre des représentants, tablait également sur un équilibre de la balance des paiements et un déficit budgétaire de 3,2 % du PIB. Il ressort des chiffres présentés par M. Oualalou que le budget de l'Etat pour l'année prochaine s'élève à quelque 167 milliards de dirhams, répartis entre 101 milliards de dirhams pour les dépenses de fonctionnement (-0,5 %), 21,5 milliards de dirhams pour les dépenses d'équipement (+13 %) et 44,4 milliards pour la dette publique (+12,8 %).


La dette extérieure du Maroc s'élève à 9,2 milliards de dirhams en baisse de 10 %, devant une hausse de 21 % de la dette intérieure (35,2 milliards de dirhams), a précisé M. Oualalou. Les recettes pour leur part s'élèveraient à quelque 116,5 milliards de dirhams en hausse de 4,4 % par rapport à l'année 2005. Ces recettes sont réparties entre les impôts directs (40,4 milliards DH, soit +10 %), les droits de douanes (12,26 milliards DH, soit +10,6 %), les impôts indirects (40,4 milliards, soit +12,4 %), les droits d'enregistrement et de timbre (6,7 milliards, soit +13,6 %), les recettes domaniales (277 millions de Dh), les recettes de monopoles (8,4 milliards DH, soit +42,6 %), les recettes de la privatisation (4,95 milliards, soit -60 %) et les recettes de prêts (48,6 milliards DH, soit -2,22 %).

Il ressort de ces chiffres, a précisé le ministre, une rationalisation des dépenses publiques, l'amélioration des recettes publiques, l'élargissement de la participation des ressources ordinaires dans le financement du budget et la maîtrise de la dette publique. M. Oualalou a indiqué, par ailleurs, que le Maroc a déploie d'importants efforts dans le domaine de l'investissement et de l'équipement, soulignant que les crédits alloués à cette rubrique ont connu ces dernières années une progression soutenue en témoigne les nombreux chantiers ouverts dans ce cadre afin de doter le Maroc d'infrastructures d'accueil pour accompagner le développement du tissu économique et social du Maroc.

Il a notamment cité dans ce cadre le projet Tanger-med, l'extension du réseau autoroutier, le dédoublement du réseau des chemins de fer, l'aménagement de la vallée de Bouregreg et la construction de plusieurs sites touristiques, ainsi que l'effort d'investissement fourni par l'Office national d'électricité, l'Office nationale de l'eau potable, l'Office chérifien des phosphates et l'Office d'exploitation des ports.

Le montant global des crédits alloués à l'équipement s'élèverait en 2006 à quelque 86,85 milliards DH, réparti entre le budget de l'Etat (21,5 milliards DH), le Fonds Hassan II pour le développement économique et social (3,5 milliards), les entreprises et les établissements publics (49,14 milliards DH), les comptes spéciaux du trésor (6,5 milliards DH), les services de l'Etat gérés de manière autonome (SEGMA) (206 millions DH) et les collectivités locales (6 milliards DH).

M. Oualalou a indiqué que l'élaboration du projet de la loi de finances 2006, qui traduit l'engagement du gouvernement à appliquer son projet économique, social et culturel, est intervenue dans le cadre d'une conjoncture marquée par le poids de la facture pétrolière, les répercussions du manque des précipitations, les charges relatives à la problématique des caisses de retraite et le poids de la masse des salaires dans le budget de l'Etat.

Malgré ces difficultés, plusieurs avancées ont été réalisées en 2005, citant dans ce cadre les hausses enregistrées durant les 8 premiers mois de 2005 dans les exportations des agrumes (12 %), des produits de la pêche côtière (7,8 %) et des phosphates (11,5 %). Il a également cité la hausse de la valeur ajoutée industrielle (4 %) et de la production énergétique (9 %), le développement des secteurs des BTP, des Télécommunications et du tourisme, ainsi que les investissements étrangers et les avoirs extérieurs nets qui ont atteint respectivement 13,5 milliards DH et 142 milliards DH.


MAP le 21/10/2005

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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Jeu 27 Oct 2005, 20:18

Le développement au Maroc, vu par la Banque mondiale


Les grands projets socio-économiques engagés par le gouvernement marocain bénéficient de la confiance des experts de la Banque Mondiale (BM) et de la Société Financière Internationale (SFI), se traduisant ainsi par l'élaboration d'une nouvelle stratégie de coopération avec le Royaume du Maroc.



La nouvelle stratégie, rédigée et proposée sous le vocable anglo-saxon le "CAS" (country assistance strategy), vise en premier lieu à élargir le rayon d'action de la BM dans le programme de développement du gouvernement marocain et l'aider à relever les défis lancés par le nouvel ordre économique mondial, et ce par la proposition d'une panoplie de mesures d'accompagnement technique et financier de réalisation des grands projets engagés par le Royaume à moyen et à long termes.

Les experts de la BM estiment que l'Initiative Nationale pour Développement Humain (INDH), lancée par le SM le Roi Mohammed VI, constitue une décision historique, destinée à révolutionner, dans le temps et dans l'espace, le processus de développement et changer radicalement la cadence de la vitesse du développement au Maroc dont la croissance économique est manifestement caractérisé par la lenteur d'exécution, de faibles indicateurs sociaux, d'un chômage élevé et d'une pression crescendo sur les ressources naturelles (l'eau en particulier).

Pour s'inscrire en droite ligne de la démarche royale, en tant que catalyseur solide de la réforme, la BM a identifié une série d'objectifs stratégiques qui consistent à améliorer la compétitivité et le climat d'investissement, renforcer l'efficacité du secteur financier et l'accès au financement par les entreprises. Sur le plan social, le CAS propose la contribution de la BM à accroître l'accès des pauvres et des marginalisés aux services de base, par la réduction du nombre des ménages vivant dans des bidonvilles de 60 %.

La Banque apportera son appui à la mise en place d'une bonne gouvernance de la gestion de l'eau et l'accès de tous les citoyens à cette denrée et à l'assainissement. Pour les experts de l'institution de Breton Woods, le défi consiste à optimiser les rôles et capacités des institutions qui encadrent la gestion du secteur de l'eau, à développer et mettre en oeuvre une stratégie plus effective, estimant que ceci implique l'amélioration de la coordination intra-sectorielle et l'alignement des mécanismes de financement du secteur.

Accroître les taux des diplômés
Au cours des quatre prochaines années (2005-2009), la BM appuiera les travaux en cours dans les domaines d'une meilleure gouvernance du secteur hydrique. Il s'agira, entre autres, de l'assistance technique aux études sur les réformes institutionnelles pour les projets de grande irrigation et les aspects financiers et institutionnelles de l'approvisionnement et de la purification de l'eau potable ainsi que la gestion intégrée des ressources en eau potable.

Le CAS met l'accent également sur la nécessité impérative d'améliorer d'urgence la couverture d'accès et de traitement des bassins ciblés, ainsi que la performance financière et opérationnelle des opérateurs du secteur. Concernant la généralisation d'un enseignement de qualité, la BM se dit prête à coopérer techniquement et financièrement avec le ministère de l'Education Nationale pour finaliser ce projet constituant le socle indispensable pour tout développement socio-économique.

L'un des problèmes non résolus du système éducatif Marocain est celui du taux de rétention des élèves de l'enseignement fondamental et l'accès inéquitable aux études post-fondamentales. La banque dispose à cet effet d'un instrument sectoriel utile s'étendant sur la période du CAS pour aider le Maroc à surmonter ce problème, tout en proposant des moyens efficaces pour accroître les taux des diplômés et ceux d'emploi des élèves de l'enseignement secondaire et supérieur de la formation professionnelle.

La BM propose enfin un programme flexible de financement de 250 à 350 millions de dollars par an en moyenne destiné à l'appui de concrétisation des objectifs stratégiques du CAS, précisant que le gouvernement Marocain a exprimé son désir de se financer auprès de la BM à un niveau d'environ 300 millions de dollars par an, et ce dans le cadre de son programme global de financement extérieur et dans le contexte de scénarios macro-économiques équivalents aux scénarios de croissance de référence.

Ces scénarios de prêt durant la période 2006-2009, offrent suffisamment de flexibilité pour répondre aux besoins de financement qualitatif à l'appui de la croissance et des réformes. Un suivi d'évaluation du CAS a été mis en place tout en reposant sur des mécanismes existants pour la collecte des données et sur des indicateurs de résultats et réalisations disponibles dans les portefeuilles des projets et études analytiques de la banque.

La préparation du CAS est le fruit d'une initiative d'équipe portant sur une participation pratique et une contribution exhaustive de toute l'équipe-pays du Maroc, y compris les experts de la SFI, et des cadres d'autres départements du Groupe de la BM. Ce document a fait l'objet de discussions approfondies et réfléchies avec les représentants du Gouvernement Marocain.

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MessageSujet: merci Mos   Jeu 13 Avr 2006, 10:30

je vous remercie pour le travail enorme que vous entreprenez dans votre site c'est une occasion d'or pour diffusé toute une culture. merci infiniment
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mos
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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Jeu 13 Avr 2006, 16:01

Merci pour vos compliments , et je profite de cette occasion pour demander de tous les membres de ce forum qui detiennent des articles ou cours susceptibles d'etre interessants pour les autres de les diffuser directement sur le forum ou bien de me les envoyer pour diffusion, comme ca on aura beaucoup gagné en terme de partage des connaissances.

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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Jeu 13 Avr 2006, 16:08

Conjoncture
Les dangers confirmés



L’année 2005 aura surtout été marquée par la flambée des cours du pétrole, les catastrophes naturelles, la propagation ou la menace d’épidémies et enfin la poursuite de conflits meurtriers dans certaines régions de la planète. Tous ces phénomènes n’ont pas encore produit leurs pleins effets économiques. Les risques encourus par l’économie mondiale sont réels et imposent une vigilance soutenue de la part des gardiens des monnaies internationales qui, tout au long de l’année précédente, ont eu pour principale préoccupation l’endiguement des risques de dérapage inflationniste. La réserve fédérale américaine a procédé à son onzième relèvement de taux, alors que la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs de 25 points de base. La quasi-totalité des spécialistes s’accordent à dire que l’année 2006 ne connaîtra pas de répit en matière de prix du pétrole.

Pourtant, l’économie mondiale a démontré, tout au long de cette année, ses bonnes facultés d’adaptation : dans les pays développés la croissance a été globalement bonne, soutenue par un accroissement sensible du commerce international, quoiqu’en baisse par rapport à 2004.
Au Maroc, l’économie a évolué dans un contexte marqué par la poursuite de la libéralisation des échanges extérieurs, la flambée des prix du pétrole, le fléchissement de l’économie primaire et la poursuite de la dégradation de la balance commerciale. La loi de finances pour 2006, adoptée par le parlement sans réel débat et presque dans l’indifférence générale, ne semble pas avoir donné leur juste part aux préoccupations de l’heure.

Pour l’anecdote, citons deux cas : La répercussion de l’augmentation du prix du pétrole, examinée par le gouvernement sous l’angle de l’indexation, n’a, à ce jour reçu aucune réponse. Sur le plan fiscal, la loi de finances s’est contentée de quelques retouches comme le relèvement des taux de T.V.A. pour certains produits.

Trois grands chantiers demeurent en souffrance et ce, en dépit des recommandations du FMI, en tant que moyens devant faciliter l’absorption, par l’économie marocaine, des chocs défavorables. Il s’agit, en l’occurrence, de l’élargissement de l’assiette fiscale, la réduction du poids de la masse salariale dans le PIB et la refonte du système de compensation des produits alimentaires. Il est vrai qu’il s’agit là de dossiers « lourds » qui demandent une certaine maturation, ceci d’autant qu’ils sont porteurs d’une forte sensibilité socio-politique. D’un autre côté, le manque de visibilité, dû au fait que l’augmentation du prix du pétrole n’a pas encore produit ses pleins effets, ne permet pas d’examiner les problèmes en pleine connaissance de cause.

La production : une vision en demi-teinte

L’ensemble des secteurs a affiché une situation stable ou en légère progression, et ce, à l’exception du secteur agricole et des deux branches textiles, confection et bonneterie. Au niveau des services, les tendances positives observées au terme du premier semestre se sont confirmées. Au plan global, on continue à escompter une croissance du PIB 2005 de l’ordre de 2,8 % (prix courants).

L’emploi : stagnation

Le haut commissariat au plan (HCP) a donné, dans sa note de conjoncture du mois de septembre 2005, l’état de l’emploi, comme suit (Voir tableau 1)
Les chiffres publiés par le Haut commissariat au plan ont souvent fait l’objet de discussions frisant la polémique, notamment avec les services du département des finances. Sans prendre part au débat et loin de toute polémique, relevons, simplement, que d’après les chiffres officiels, le chômage en milieu rural n’a été que de 3,3 % en avril 2005, dans une année de forte sécheresse, et que la population active a baissé de 2,5 % entre le 3ème et le 2ème trimestre 2005. Nous reviendrons sur cette importante question dans une de nos prochaines analyses.
Au cours du quatrième trimestre 2005, l’évolution du marché de l’emploi pourrait être marquée par la poursuite des efforts déployés par l’Etat pour créer un climat favorable au développement des activités économique génératrices d’emplois.

Commerce extérieur : le déficit se creuse toujours

Balance commerciale : (Voir tableau 2)
Le déficit commercial continue à se creuser, il enregistre une aggravation de 23,4 % par rapport à la situation à fin novembre 2004.et le taux de couverture export/import s’établit à 51,23 %. Cette détérioration est imputable, principalement, à la forte hausse de la facture pétrolière (+ 64,9 %) et accessoirement, à l’augmentation des importations hors pétrole (+ 7,6 %). A noter que les exportations, hors pétrole, n’ont augmenté que de 2,2 %. (Voir graphe1)

Autres opérations avec l’étranger :

(Voir tableau 3)
Les opérations avec l’étranger, en progression constante, viennent secourir le gap du commerce extérieur et conforter l’équilibre de la balance des paiements.
Les avoirs extérieurs nets à fin octobre 2005 ont augmenté de 6,9 % en un an et ont représenté l’équivalent de 11,1 mois d’importations de marchandises. (Voir graphe 2)

Prix et marchés financiers

Au terme des onze premiers mois de l’année, l’indice moyen du coût de la vie s’est accru de 0,8 % par rapport à la même période de l’année précédente, au lieu de 1,9 % une année auparavant. L’explication de ce fléchissement est à situer au niveau de la baisse des prix des produits alimentaires frais. L’inflation demeure donc bien contrôlée.
En ce qui concerne les taux d’intérêt pratiqués, la stabilité reste de mise. Au niveau des prix à la consommation, on retiendra les chiffres suivants publiés par le haut commissariat au plan.
(Voir tableau 4)
Taux créditeurs
(Voir tableau 5)
Taux débiteurs
(Voir tableau 6)

Finances publiques

A fin novembre 2005, la situation du Trésor a fait apparaître une épargne budgétaire de 10,3 milliards de dirhams, au lieu de 15,9 milliards au titre de la même période de l’année précédente. Cette baisse a été due à l’augmentation des dépenses ordinaires (+ 26,7 %), rythme supérieur à celui des recettes ordinaires (+ 17 %), augmentation, principalement, impulsée par l’impact de l’opération des départs volontaires et du renchérissement des produits pétroliers. (Voir tableau 7)

Conclusion

En conclusion, si la gestion générale semble être bien menée, la recherche de solutions aux grands problèmes structurels reste d’actualité et le gouvernement ne semble pas vouloir, ou pouvoir, en faire sa préoccupation principale. Du moins, les signaux révélateurs n’en sont pas encore donnés.

Ismail Zaghloul

Paru dans la revue ECONOMIA N°01 FÉVRIER 2006

NB: Si vous voulezconsulter les tableau et l'integralité du document vous pouvez le telecharger depuis le site web de ECONOMIA.

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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Jeu 27 Avr 2006, 11:55

La Banque mondiale pointe les contraintes qui freinent la croissance





Les fondamentaux sont bons, mais la croissance est historiquement faible.
Les politiques économiques et de marché connaissent des défaillances majeures.
La banque souligne le rôle fondamental des institutions.



Le rapport sur la croissance au Maroc, que la Banque mondiale vient de rendre public - et qui n’est en fait qu’une version légèrement améliorée de la copie présentée au gouvernement en décembre dernier (voir La Vie éco du 16 décembre 2005) - se distingue sensiblement des précédentes études de cette institution. Et ceci sur trois aspects au moins. D’une part, la banque établit, cette fois, un historique de la croissance pour conclure que la faiblesse de celle-ci «est omniprésente au Maroc» et qu’elle est donc, en partie, un «héritage du passé». D’autre part, les rédacteurs du rapport, édifiés par les expériences observées ailleurs, admettent, ce qui n’est pas rien, qu’il n’existe pas de recettes miracle pour remédier aux contraintes à la croissance et à l’emploi au Maroc - et partout ailleurs, pourrait-on ajouter. Enfin, la Banque mondiale, dans son analyse de la croissance, intègre la dimension institutionnelle comme variable pouvant influer grandement sur l’activité économique (voir le point de vue de Larbi Jaidi page 26).


La croissance n’est pas nécessairement liée à des réformes

L’approche adoptée dans ce rapport traduit, d’une certaine manière, la «nouvelle posture» dans laquelle, depuis un certain temps, et de plus en plus, se place la Banque mondiale : celle de ne plus, se poser vraiment en donneur de recettes (et de leçons, à l’occasion), mais de partenaire qui peut aider, par ses diagnostics et l’expertise de ses économistes, à trouver des pistes susceptibles de mettre l’économie sur la voie de la croissance.

En admettant qu’il n’existe pas d’approche simple de la croissance, la Banque mondiale tire les conséquences de ce que ses «recettes traditionnelles» (ouvrir et encore ouvrir le marché...) ne font plus vraiment recette et qu’une certaine dose d’Etat, moyennant une pratique saine de la gouvernance, est désormais nécessaire. Il est significatif à cet égard - et c’est dans le rapport - que sur 83 pays ayant adopté des processus de libéralisation économique similaires entre 1960 et 2000, 20 % seulement ont ensuite bénéficié de périodes de croissance rapide. Le rapport signale également que des périodes de croissance rapide ne sont pas nécessairement liées à des réformes, «mais à des changements ciblés éliminant un certain nombre de contraintes».

C’est partant de là que ce rapport de la Banque mondiale, appelé «Mémorandum économique pays» (CEM en anglais), le deuxième après celui de 1995, juge que la «problématique de la croissance au Maroc reste [encore] une énigme». Car, rappelle-t-il, le Maroc, à l’instar d’autres pays, a lui aussi mené des réformes (celles en particulier suggérées dans le mémorandum de 1995) mais n’est pas parvenu à réaliser des taux de croissance suffisamment élevés et durables pour absorber les déficits qu’il traîne. «L’énigme» résiderait donc là : une situation macroéconomique satisfaisante, un système financier sain, des infrastructures en amélioration sensible, une stabilité politique et sociale reconnue, etc.

Evacuant rapidement l’idée que la faiblesse des taux de croissance pourrait résulter, en partie, de la «vétusté» du système de la comptabilité nationale qui ne mesurerait pas correctement le niveau du PIB (voir article en page 14), le rapport s’attelle à identifier ce qu’il appelle «les contraintes majeures» qui freinent la croissance au Maroc. Celles-ci sont au nombre de quatre : la rigidité du marché du travail, la forte fiscalisation des bénéfices des entreprises (l’IS à 35 %, contre 20 % en Turquie par exemple) et des ressources humaines (l’IGR à 44 % dans sa tranche supérieure, soit l’un des plus élevés au monde), la parité fixe du régime de change et, enfin, un biais anti-exportation du régime commercial.

Ces contraintes, en gros déjà pointées du doigt par les opérateurs économiques marocains, mais que ne partage pas dans leur totalité le gouvernement - d’où les divergences qu’il a avec la Banque mondiale, en particulier sur le niveau de protection du marché et la rigidité du marché du travail -, sont à inscrire, selon le rapport, dans le registre des «défaillances des politiques économiques», donc de l’Etat, en quelque sorte.


Formation, information et coordination font défaut

A cet ensemble de défaillances des politiques économiques, le rapport en ajoute d’autres liées, cette fois, au marché. Il s’agit de ce qu’il appelle les problèmes d’externalité (théorie de Romer) et qui ont noms formation, information et coordination. Ces contraintes «sont responsables en partie du faible niveau d’auto-découverte» et d’innovations, toutes choses considérées désormais comme faisant partie des sources importantes de croissance. Combinés avec les défaillances des politiques économiques, ces problèmes d’externalité, estime le rapport, jouent un rôle «néfaste» sur l’investissement, la compétitivité et, in fine, sur le processus de transformation structurelle de l’économie marocaine ; c’est-à-dire sur sa capacité à passer d’activités à faible valeur ajoutée vers des activités à haute valeur ajoutée, en particulier en matière d’exportations.

Dans la mesure où ce rapport examine de manière approfondie la problématique de faible croissance au Maroc, on peut s’interroger sur le fait de savoir pourquoi l’agriculture, dont on connaît le poids dans le PIB, ainsi que le secteur informel, dont nul n’est encore en mesure d’estimer l’importance, n’ont pas été abordés.

Quelques propositions de la banque

Afin de faire passer le Maroc d’une situation de faible croissance-chômage fort à une situation de forte croissance-chômage faible, la Banque mondiale propose des mesures prioritaires transversales dont certaines se recoupent avec celles, sectorielles, annoncées par le gouvernement (Plan Emergence et Initiative emploi).

- Mise en place d’un nouveau cadre institutionnel pour la croissance et l’emploi, à travers la nomination officielle des acteurs-clés (création d’un conseil de coordination de haut niveau avec la participation du secteur privé), l’établissement et l’appropriation de la stratégie du Pacte national pour la croissance et l’emploi et la création d’un observatoire national pour la croissance et le commerce extérieur. Réduire les rigidités sur le marché du travail et la taxation du capital humain. Pour cela, ne pas modifier le salaire minimum réel à moyen terme et ne pas accepter le SMIG régional, réduire l’IS et l’IGR, simplifier la TVA, éliminer les exonérations fiscales, instaurer un impôt minimum sur les activités informelles et réduire les tarifs douaniers.

- Promouvoir la compétitivité du taux de change : mettre en place un programme d’actions de mise en conformité avec les pré-conditions pour adopter un régime de change plus flexible et développer un mécanisme de ciblage de l’inflation.

- Adopter un processus de sélection concurrentiel, transparent et responsable, d’activités méritant d’être récipiendaires d’incitations, avec des mécanismes de contrôle et d’évaluations annuelles des activités soutenues.

Paru dans la vie eco .

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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Jeu 27 Avr 2006, 11:58

Entre Charybde et Scylla (Les institutions)




Idée simple mais juste : pour qu’il y ait croissance, il faut améliorer la gouvernance de la chose publique. Cette idée est confirmée dans le cas du Maroc par le quart de siècle écoulé. Toutes les contraintes majeures identifiées peuvent être résolues par la réforme du mode de conception, de gestion, de mise en œuvre et d’évaluation de la prise de décision.

En économie, les idées simples sont souvent des idées fausses. Le malheur, c’est que des idées simples y sont aussi, parfois, des idées justes. Les débats sur la croissance donnent de ce constat de multiples illustrations. La publication du dernier rapport de la Banque Mondiale sur l’économie marocaine est, à cet égard, l’occasion de tests instructifs. Le quart de siècle passé démontre ainsi qu’il n’y a malheureusement aucun lien automatique entre la libéralisation et le niveau de croissance. Il confirme en revanche que la gouvernance est bel et bien une condition de la croissance.

Première idée simple donc, mais fausse et pourtant largement partagée aujourd’hui dans le monde et au Maroc, à gauche comme à droite : il suffit de libéraliser pour sortir d’un sentier de croissance lent. De nombreuses accélérations de croissance ne sont pas pérennes. Où réside donc «l’énigme» de la lenteur de la croissance au Maroc, en dépit d’un train de réformes époustouflant et d’une ouverture tous azimuts ? Le Maroc est-il un cas exceptionnel dans le paysage mondial ? Non ! S’appuyant sur un benchmarking international, le rapport établit que seulement 14,5% des libéralisations dans le monde sont suivies par des accélérations de croissance. Seulement 18,2% des accélérations de croissance sont précédées par des libéralisations économiques majeures.

Mais le cas du Maroc est spécifique. La lenteur de sa croissance est la résultante de la combinaison de deux ensembles de contraintes majeures. D’un côté, des faiblesses persistantes dans les politiques économiques : la rigidité du marché du travail, la pression de la fiscalité, l’inadéquation du régime de change, les biais anti-exportation. D’un autre côté, des défaillances dans le fonctionnement du marché s’exprimant dans les déficits dans l’information, la formation et la coordination des décisions publiques. Autrement dit, le train de réforme n’est pas encore achevé. A ce niveau du diagnostic, rien de nouveau. Nous ne sommes pas sortis de la vision réductrice qui gouverne le développement depuis l’enthousiasme du «consensus de Washington».

Deuxième idée simple mais juste : pour qu’il y ait croissance, il faut améliorer la gouvernance de la chose publique. Cette seconde idée est, elle, confirmée dans le cas du Maroc par le quart de siècle écoulé. Toutes les contraintes majeures identifiées peuvent être résolues par la réforme du mode de conception, de gestion, de mise en œuvre et d’évaluation de la prise de décision. Toutes les politiques publiques qui veulent modifier les mécanismes de mobilisation ou d’affectation des ressources économiques sont sous une contrainte au-dessus des autres contraintes : la récupération, le détournement des réformes par les centres d’intérêt les plus influents. Il s’agit du syndrome bien connu de la «recherche de rentes», aggravé par les phénomènes pervers de la corruption ou du «copinage».

Le remède naturel à ces pathologies ? Un cadre institutionnel suffisamment efficient pour promouvoir le changement structurel. La préconisation est simple mais incontournable : les pouvoirs publics doivent trouver «un juste équilibre entre le Charybde de l’ignorance bureaucratique et le Scylla de la récupération par les intérêts privés». En clair, une combinaison judicieuse de la rigueur et de l’incitation.

On ne peut que se réjouir que l’approche de la Banque Mondiale sur la croissance, issue des premiers courants de la tradition néoclassique, ait finalement reconnu l’importance des institutions pour comprendre un processus complexe comme la croissance de long terme. Ce faisant, elle rattrape l’avance prise sur ce thème par différents courants institutionnalistes. Douglass North, par exemple, l’un des pionniers de la nouvelle économie institutionnelle, prix Nobel 1993, défend depuis les années 70 l’idée que l’explication principale de la croissance à long terme ne doit pas être recherchée exclusivement dans l’accumulation du capital, fût-il physique, humain ou technologique, mais bien dans les institutions qui la sous-tendent. Pourquoi ? Parce que les institutions déterminent les coûts de transaction et de production, et donc la rentabilité de toute activité économique. Plus généralement, elles définissent les règles du jeu économique. Au-delà du problème de la définition des institutions, très variable d’une école de pensée à l’autre, on peut évoquer l’idée qu’elles sont le fruit d’une lente évolution historique et qu’une fois adoptées, des institutions, même inefficientes, sont susceptibles de persister.
Alors, comment les changer ? Par l’impératif démocratique !

La vie eco .

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MessageSujet: Maroc : +7,1% de croissance économique et 3,2% d'inflation   Dim 28 Mai 2006, 17:48

Le CMC prévoit +7,1% de croissance économique et 3,2% d'inflation en 2006



L'économie nationale devrait connaître un véritable rebond d'activité en 2006 avec un taux de croissance atteignant 7,1 %, estime le Centre Marocain de Conjoncture (CMC).
Concernant l'inflation, le même Centre indique que les prix à la consommation devraient, sous l'effet d'un redressement significatif de la demande mais aussi du renchérissement du pétrole, connaître un accroissement plus soutenu que l'exercice précédent avec un taux d'inflation de l'ordre de 3,2 %.

Selon la publication Info-CMC, la configuration sectorielle de la nouvelle dynamique de croissance fait apparaître une participation significative de l'ensemble des activités avec une valeur ajoutée agricole qui afficherait une progression estimée sur la base des données actuelles à 26,7 %.

Le CMC, observatoire basé à Casablanca et relevant du secteur privé, signale que les industries manufacturières devraient progresser à un rythme légèrement plus soutenu que celui de l'exercice précédent, soit un taux de croissance en volume de 3,4 %. Les activités du bâtiment et travaux publics devraient poursuivre l'élan pris ces dernières années avec l'expansion que connaît l'habitat social ainsi que les programmes étatiques en matière d'infrastructures de base.

La valeur ajoutée de ces activités devrait enregistrer une progression de 7 % au terme de l'année 2006. Il en est de même des secteurs du transport, des télécommunications et des autres services marchands.
Enfin, le secteur du commerce, tirant profit de l'expansion aussi bien de la production intérieure que des importations, devrait évoluer au cours de l'année 2006 dans des conditions plus favorables et réaliser une croissance de 4,5 %.

L'investissement augmenterait en valeurs nominales de 11,2 % à la faveur d'une reprise prévisible des flux de capitaux étrangers doublée de la tendance au redressement de l'investissement privé et des équipements publics.

La consommation des ménages montrerait, dans cette perspective porteuse, davantage de vitalité en enregistrant un accroissement en valeurs courantes de 9,8 %.
Les échanges extérieurs devraient contribuer positivement à la croissance, indique la même source, précisant que les importations devraient accroître en valeurs courantes de 11,2 % et les exportations enregistrer un léger redressement en valeurs nominales de 10,9 %.

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MessageSujet: Re: Croissance et Developpement au Maroc   Mer 15 Nov 2006, 06:59

La chambre des représentants examine la loi de finances 2007


La Chambre des Représentants a entamé mardi l'examen de la première partie du projet de loi de finances 2007.


Le rapporteur de la commission des finances et du développement économique à la Chambre des Représentants, M. Mohamed Eddour, a évoqué, lors de la présentation du rapport de la commission sur ce projet de loi, le cadre référentiel adopté dans l'élaboration de ce projet et les priorités prises en considération, ainsi que les données chiffrées relatives aux dépenses et recettes.

Il a également indiqué que la majorité des intervenants, lors de l'examen de ce projet, ont exprimé leur satisfaction quant aux mesures incluses dans ce projet de loi et visant notamment la réduction de la pauvreté et l'exclusion, ainsi que l'accélération du rythme de croissance dans le but d'améliorer la compétitivité de l'économie nationale en conformité avec les objectifs de l'Initiative nationale pour le développement humain.


M. Eddour a par ailleurs affirmé que certains représentants ont critiqué certaines mesures adoptées dans ce projet, tout en soulignant que le gouvernement n'a pas respecté ses engagement dans certains domaines.

Il a indiqué que le ministre des finances et de la privatisation, M.Fathallah Oualalou, dans sa réponse à ces questions, a assuré que ce projet vient pour répondre aux exigences de la mise à niveau économique et sociale de même que les interventions publiques sont basées, dans cette loi, sur les véritables préoccupations et les ambitions de larges catégories du peuple marocain.

Le rapporteur a ajouté que 170 amendements ont été présentés par les groupes de la majorité, ainsi que par les groupes de la justice et développement, constitutionnel démocratique, du front des forces démocratiques, et de la gauche socialiste unifiée, ajoutant que certains d'entre eux ont été adoptés.

Le projet de loi de finances n 43-06 pour l'année budgétaire 2007, a été approuvé par la commission, comme il a été amendé, par 16 voix pour et 8 voix contre, a ajouté le rapporteur.


MAP (15/11/2006)

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