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 Le cyber, une mauvaise affaire !

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fouziza
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MessageSujet: Le cyber, une mauvaise affaire !   Mar 25 Oct 2005, 05:52

Le succès populaire de l’ADSL a généré une crise dans les cyber. Leurs propriétaires optent pour la baisse des prix et l’offre de services plus variés. Rien ne semble pourtant les tirer d’affaire.

enquete :
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le dicton s’applique à la situation actuelle des cyber internet qui, après le succès extraordinaire de l’ADSL, plongent dans la crise. Alors que certains ont déjà mis la clé sous le paillasson, d’autres semblent condamnés au même sort. "Ce n’est pas évident pour nous d’entretenir une entreprise qui ne marche plus. J’ai investi 170.000 dh pour ouvrir ce cyber. Au départ, c’était la ruée mais aujourd’hui c’est le désert ! ", s’exclame le propriétaire d’un cyber à Salé.

Par "désert ", ce jeune homme déçu qualifie l’espace silencieux meublé de 12 postes ordinateurs que boude une clientèle de plus en plus rare. "Ce cyber, je l’ai ouvert, il y a deux ans. Les frais d’installation m’ont coûté 6000 dh, la ligne spéciale pour la connexion à Maroc Telecom près de 5000 dh et l’autorisation d’exercer 18000 dh hors taxe ", précise-t-il.

Son affaire s’est tout simplement transformée en un cumul de charges : loyer, abonnement, électricité... Des frais que ce propriétaire avoue ne plus avoir les moyens de couvrir. Plus de rentabilité : "L’Internet à la maison a détruit le cyber. Et avec cette série de promotions, je n’ai plus d’espoir de voir l’activité reprendre", se résigne-t-il.

La baisse des tarifs d’utilisation d’Internet dans ce cyber, arrivé à 5 dh l’heure, n’a pas pu arranger les choses. Sans recours, cet homme décide de tout liquider quitte à se retrouver au chômage. Pour lui, c’est bien meilleur que de devoir payer pour une entreprise stérile.

Une jeune femme, propriétaire d’un cyber dans la même ville, s’est reconvertie en traiteur pour faire face à la crise. Son entreprise, elle l’a partagée en deux parties : une pour les ordinateurs et l’autre pour la cuisine de ses pâtisseries. Gâteaux, galettes, crêpes, pizzas côtoient des ordinateurs sans utilité. "Pendant le Ramadan, je m’en sortirai grâce à ces commandes. Mais après, je préfère ne pas y penser ", dit-elle en mettant ses gâteaux dans du plastique.

A Rabat, les cyber n’ont pas plus de chance. C’est la baisse des tarifs partout. Gérants et propriétaires s’accordent en majorité à prévoir la faillite. Au quartier Hassan, Karim, le gérant d’un cyber, craint le pire : " Nous avons réduit de 50% le prix de l’heure. Elle ne coûte à présent que 6 dh, alors qu’au départ elle était de 15 dh.

L’Internet à la maison arrange beaucoup de nos clients qui ne voient plus l’utilité de venir au cyber. Je pense que d’ici un ou deux ans, on entendra plus parler de cyber ". Pour son collègue, Talal, gérant du cyber " Socobach " venu lui rendre visite ce matin-là, la durée de vie des cyber est bien plus réduite que cela : " Trois mois tout au plus ! " En attendant, dans les cyber, on essaie de compenser le manque de clients par d’autres offres : cours d’informatique, vente de matériel, création de sites web, assistance d’enfants dans leur recherche Internet... C’est sur cela que mise Mimoun, le propriétaire du cyber " Kalam com " situé sur la rue Mellilia (Rabat). Il a placé une banderole annonçant en gros caractères : la salle est climatisée et la connexion à très haut débit. "Il faut savoir attirer les clients en offrant toujours quelque chose de plus que les autres".

Mimoun à l’air d’être un peu plus optimiste et il est bien le seul. Normal, son cyber, il ne l’a ouvert qu’au mois de mai dernier. Il a profité de la baisse des tarifs ADSL et a investi 70.000 dh pour aménager une partie de sa téléboutique en cyber. Pour cet opticien de profession, ce n’est qu’un petit projet pour arrondir ses fins de mois. " La demande est plus ou moins satisfaisante. La nouvelle baisse des tarifs ADSL pour la rentrée scolaire y est pour quelque chose, mais franchement, je conserve mon optimisme parce que le prix du matériel, c’est-à-dire, l’ordinateur, l’imprimante et autres n’a pas suivi la baisse", se rassure Mimoum.

Ceux qui ont choisi le cyber comme source complémentaire de revenu ne souffrent pas autant de la crise. Ahmed dit avoir la chance d’en faire partie. Technicien informaticien dans une société, il a ouvert un cyber sur l’avenue Hassan II à Casablanca. Depuis deux ans, sa petite affaire est un plus grâce auquel il met des économies de côté. "Si le cyber était mon unique activité, j’aurais certainement fermé depuis longtemps ! " confie-t-il, accoudé sur le comptoir de la réception de son cyber.

Sa petite affaire ne rapporte plus autant que les premiers mois. "Cela fait deux ans que j’ai installé ma boîte. Mais l’ADSL illimité a réduit de moitié l’affluence des clients, ces derniers temps", constate-t-il. Ahmed n’a pas essayé, pourtant, de rattraper le coche en réduisant ses tarifs. L’heure est restée à 10 dh : "C’est vrai qu’ailleurs, surtout dans les cyber confinés dans les quartiers, le prix est arrivé à 3 dh l’heure.

L’emplacement de mon cyber sur la principale avenue de Casa me donne un peu plus de chance d’avoir des clients. Alors, autant en profiter ! " L’obstination de certains émane, également, de leur conviction que l’ADSL ne peut pas être à la portée de toute la société, malgré la baisse du prix d’abonnement. C’est certain, mais pour ceux qui vivent grâce aux revenus de leur cyber ce n’est pas une assurance. Pour eux, la faillite devient une fatalité.

Source : Le Matin

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